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Compagnies accueillies — Accueils studio

 

Compagnie Kimberly Bartosik/daela

I hunger for you

Au cours de notre résidence, nous allons nous concentrer sur le développement de notre nouvelle création, I hunger for you, un projet de soirée pour cinq artistes.  Dans cette pièce, les forces profondément ancrées dans la foi, la violence, la force vitale et la compassion traversent des corps qui existent dans un monde hypnotisant, extrêmement beau et souvent dangereux. Dans un monde défini par la lumière et l'absence, l'œuvre plonge dans le cœur de l'impulsion pour se perdre dans l'extase, le rituel, et le désir, chevauchant un bord d'abandon à peine contrôlé et d'immobilité vibrante.
I hunger for you se penche sur mes expériences au sein des communautés évangéliques du sud des États-Unis. I hunger for you sera présenté aux NYC pendant le BAM Next Wave Festival 2018.

Chorégraphie et Direction artistique : Kimberly Bartosik
Interprètes : Christian Allen, Dylan Crossman, Burr Johnson, Lindsey Jones et Joanna Kotze
Lumières et scénographie : Roderick Murray
Musique : Sivan Jacobovitz et arrangements Kimberly Bartosik
Costumes : Harriet Jung


Espèce de Collectif

Mercredi 19 septembre 2018 de 18h30 à 20h30 : atelier ON DANSE avec Damien Briançon et Etienne Fanteguzzi

Laisse le vent du soir décider

Allons-nous réussir à faire ensemble ? Quels compromis dois-je faire ? A-t-on le droit de faire légèrement différemment ? Jusqu’où allons-nous dériver ? Vos souvenirs vont-ils continuer à me hanter ? Nos points de vue pourront-ils s’articuler entre eux ? Son idée est-elle pertinente ? Comment nos envies prendront-elles corps ? Est-ce que je peux vous faire une surprise ? Serons-nous encore capables de jouer comme des enfants ?
Oui, tout va bien, Laisse le vent du soir décider est un projet clair, net et précis, qui pose ces questions en y répondant peut-être de côté. Y répondre en acte, en mots, en objet, en chemin.
Faire du temps de la représentation celui du positionnement et de l’affirmative, sans oublier de défendre avec ferveur le goût de la dérision et de l’absurde.
Mettant en jeu deux danseurs, un scénographe, un compositeur, un éclairagiste, ce projet s’articule autour d’un mécano géant qui s’engouffre dans l’inutilité de la construction pour faire de la représentation un temps collectif, une œuvre commune.
Nous sommes trois, tels trois pièces d'un mécanisme, et nous cherchons à constituer un assemblage robuste. Il s'agit en fait de trouver le bon ajustement.
Ici, rien n'est statique mais en quête permanente d'équilibre. Trois, cela devrait mener à la stabilité et c'est bien le contraire qui se produit.
C'est dans la construction, une projection de nous-même, que nous allons chercher à nous comprendre, à nous apprivoiser. Trouver la logique dans un assemblage où le degré de liberté est incertain. L'accumulation des contacts produit du mouvement, du désordre, de la joie. Il n'est pas toujours facile de comprendre la complexité d'une logique saturée de directions.
Voilà, nous sommes pris dans le rouage d'une forme chaotique. Nous explorons les buttées d'un corps qui résiste, qui ne veut pas devenir machine. L’esprit attiré par l'élévation, les formes pures qui ne trouvent que matière brute et craquement. La nécessité de redonner du jeu là où le mouvement se bloque.
Alors Laisse le vent du soir décider résonne comme un idéal, un abandon, une promesse d'organisation sans hiérarchie, sans commande. Quel peut être ce moteur en nous, qui autorise cette organicité ?


Compagnie CUBe

Mercredi 24 octobre 2018 de 18h30 à 20h30 : atelier ON DANSE avec Christian Ubl

Langues de feu & Lames de fond

Le diptyque LDF « Langues de feu & Lames de fond » est un projet polymorphe qui propose un espace de rencontre entre l’art chorégraphique porté par Christian UBL  et le texte contemporain, inspirés de faits divers, porté par Lucie Depauw - autour de deux éléments : le feu et l’eau.
La thématique du premier poème, Langues de Feu est traversée par l'élément du feu, de la révolte, de la protestation, de la reconquête de l'espace publique, du sacrifice pour se faire entendre, exister… Un acte politique pour initier un changement, un espoir, un mouvement…
Le deuxième poème, Lames de fond, se cristallise autour de l'élément de l'eau ; le feu des révolutions arabes s'est propagé, mais l'espoir immense à laisser la place au chaos ; pays à feu et à sang alors des milliers d'hommes se jettent à l'eau.
LDF veut tenter de traduire cette réalité dans un discours scénique pour questionner notre humanité.


Compagnie Shifts – Art in movement

Jeudi 6 décembre 2018 à 19h : répétition publique de la compagnie de Feeding Back avec Malgven Gerbes et David Brandstätter

Feeding Back

Feeding Back est un dialogue continu entre le plateau et l’espace urbain, ré-écrivant une chorégraphie sociale autour de la notion de résistance. 
La pièce implique le public, les interprètes, les chorégraphes, un intervenant invité ainsi que les citoyens motivés et engagés. 
S’informant des études comportementales et du fait que l’ensemble de nos données (notamment sur le net) sont facilement accessibles et donc manipulables, nous nous interrogeons : quelle forme de résistance devons nous développer aujourd’hui pour rester des êtres autonomes ? Comment et où trouver des espaces de partage ou des territoires transindidividuels qui ne sont pas quantifiables ? 
Feeding Back est un cheminement chorégraphique, pour cinq à sept interprètes, modelant une expédition philosophique faisant naitre des repères éthiques dans un temps d’intense individualisation. 
Les découvertes créatives soulevées par la pièce sont débattues et reformulées par un intervenant invité extérieur, artiste ou théoricien, en dialogue avec le public. L’objectif étant de générer le jour suivant la représentation : une version dans l’espace urbain, qui viendra également nourrir les représentations futures. 
Performance accumulative en développement continu, Feeding Back prône une poésie sociale et une indépendance intellectuelle, à la fois dans sa structure chorégraphique et dramaturgique, mais également au sein même de son processus de création


Compagnie Studio Fictif


Mercredi 20 février 2019 de 18h30 à 20h30 : atelier ON DANSE avec Aina Alegre

LA NUIT, NOS AUTRES

LA NUIT, NOS AUTRES est un projet chorégraphique, né du désir d’approfondir la question « Comment se célébrer ? » abordée dans LE JOUR DE LA BÊTE. Alors qu’avec cette précédente création, cette notion était liée à celles de « Comment se mettre ensemble ? » et de « Comment convoquer des énergies collectives pour trouver des espaces communs ? » avec LA NUIT, NOS AUTRES je souhaite continuer à creuser l’idée d’auto-célébration et aborder le portrait comme un rituel intime, d’émancipation et de potentiel fiction de soi.
Cette nouvelle création met en jeu la notion d’identité et construit au plateau une expérience gestuelle et plastique autour de la représentation, de la figuration et de la métamorphose de soi. Un rituel, une pratique du portrait liés ici au polymorphisme.
Comment interroger et faire transparaître la pluralité d’identités qui habitent notre corps ? Quels sont les gestes, actes et états de corps révélateurs de ce phénomène ?
Le plateau, baignant dans des atmosphères crépusculaires et nocturnes, sera investi par trois interprètes, trois parcours physiques qui parfois fusionneront et parfois se démultiplieront, de façon à tisser trois portraits, en forme de «triptyque» qui permettra la mise en relation des trois performeurs.
A travers le mouvement et la voix, les interprètes donneront forme à une recherche autour du corps auto-fabriqué, à la fois corps qui se révèle, mais aussi qui se masque, une forme de disparition permettant la création d’une identité autre. Alors que pour ma précédente pièce l’utopie résidait dans la puissance du groupe, de l’ensemble, du commun, LA NUIT, NOS AUTRES évoque plutôt la force de ce corps qui se célèbre et qui se libère en fabriquant plein d’autres corps, qui devient pluriel, ce corps qui se transfigure.


Compagnie Lucie Tuma

JLP 2043

Il y a des chansons qu’on a du mal à se sortir de la tête et des vêtements qui nous accompagnent toute notre vie. Ou du moins pour une très longue période. Solo 2043 JLP, de Julie Laportes, est comme l’un de vos habits favoris. Il est difficile de s’en séparer, tout comme une chanson qui vous obsède. Un objet reconnaissable et pourtant en changement permanent. Elle la porte sur son corps un peu comme cela, de manière familière et intime après l’avoir accompagnée toutes ces années, aussi bien une partie d’elle-même qu’une chose étrangère. Elle la dansera pendant les 25 prochaines années. L’œuvre se déploie elle‑même tout au long de sa vie. Ce n’est plus l’intensité euphorique des débuts, mais la joie calme et sereine que l’on trouve en contemplant les aspects nouveaux de quelque chose qui nous est familier. De plus, une rumeur circule que ce solo provoquerait un rajeunissement des cellules chez le danseur – et pas seulement chez ce dernier mais aussi chez les spectateurs. Une partie du solo repose sur une bande-son contenant des chansons interprétées par la chorégraphe elle-même, et qui expriment une réflexion et une réjouissance sur le thème de la relation à la fois fragile et forte entre le danseur et le chorégraphe, ou mieux encore, sur l’histoire d’amour entre la chorégraphie et la danse.
Une autre partie de 2043 JLP est constituée de textes: 2043 JLP se liera avec chaque lieu de représentation par une série de textes en prose d’aujourd’hui à 2043, des archives futures d’un engagement intuitif et rationnel avec un équilibrage unique d’espaces, écrit depuis une position de curiosité magique et de la vulnérabilité de ne jamais savoir avec certitude. Un peu comme du Feng Shui à une époque de chiffres, de bits et d’octets, peut-être.


Compagnie Anne Collod/ association… & alters

Moving alternatives

Moving alternatives propose la recréation de solis et de pièces de groupe de Ruth Saint-Denis et de son partenaire Ted Shawn, chorégraphes américains précurseurs du 20e siècle. A travers le prisme de la notion de genre et le concept d’appropriation culturelle, la création d’Anne Collod interrogera les différentes figures de « l’autre » déployées dans l’œuvre luxuriante de ces chorégraphes nourrie par les danses de l’Inde et de l’Asie. Six interprètes riches d’une grande diversité de cultures et d’expériences exploreront en mouvement, à partir d’une multiplicité de décadrages, les effets et les enjeux esthétiques et politiques de la réinterprétation de ces œuvres aujourd’hui.


Compagnie Shonen

Mercredi 13 mars 2019 de 18h30 à 20h30 : atelier ON DANSE avec Eric Minh Cuong Castain

Videogame

Avec le projet Videogame, je propose - aux danseurs, aux spectateurs, comme à moi-même - d’aborder différemment la question du corps virtuose, de déplacer nos représentations face au corps du danseur. Il fallait donc court-circuiter la représentation (dans le sens d’une répétition, sur scène, basée sur la maîtrise du geste) en imaginant un dispositif qui montre, plutôt que ce spectaculaire, les corps en recherche. Il s’agira d’un jeu, d’un process inspiré de l’univers des jeux vidéos et de la réalité virtuelle, propre à déstabiliser la perception habituelle des interprètes : deux porteront au front des lunettes équipées d’une caméra ; les quatre autres porteront des lunettes de type « oculus» low cost, bricolées par nos soins, qui leur permettront de recevoir en temps réel les images enregistrées par la caméra du premier danseur. Ces derniers, littéralement, plongeront dans le regard de l’autre. Ils seront ainsi amenés à traduire les informations qu’ils recevront par l’image, le son, leur sens radar... Cela afin de développer, sur la base d’une série de consignes définies ensemble, des propositions créatives qui équivalent à des solutions que ces derniers dégagent, face aux problématiques que leurs posent le dispositif.