Record of ancient things

Chorégraphie : Petter Jacobsson et Thomas Caley
Musique : Peter Rehberg

Record of ancient things © Arno Paul

Création le 29 juin 2017 à l'Opéra national de Lorraine (Nancy)

Chorégraphie et scénographie : Petter Jacobsson et Thomas Caley
Musique : Peter Rehberg
Lumières : Eric Wurtz
Costumes : Petter Jacobsson et Thomas Caley avec l’Atelier costume du CCN – Ballet de Lorraine

40 MINUTES
20 DANSEURS

Record of ancient things
Petter Jacobsson et Thomas Caley

« A travers trois scénarios chorégraphiques – le théâtre, le night-club et le stade – nous interrogeons notre capacité et notre désir d’être vus et en action.

Record of ancient things s’intéresse à l’acte performatif. Pas seulement à ce que contient le terme même de représentation mais aussi à ses incarnations fonctionnelles et compétitives. Les trois scénarios se déroulent dans un espace transparent et brillant qui nous permet de discerner la cage de scène d’un théâtre, le night-club incandescent, les flashs des appareils photos du stade : des lieux propices aux prouesses humaines.

Le théâtre permet de relever le spectaculaire désir de défier la gravité. Au moyen d’une série de sauts en solo répétés sans cesse et effectués tous en même temps, les danseurs qui maintiennent difficilement leur trajectoire individuelle et leur projet hautement égocentrique, inondent à maintes reprises la scène.

Dans une accumulation de grooves individuels, le night-club fait évoluer et transforme cette communauté disciplinée en une complaisante frénésie baroque. Ils poussent et tirent, changent encore de jeu, et reconfigurent le plateau pour entrer en compétition les uns avec les autres.

L’enjeu est clair, le projet encore plus acharné. La réalisation continue d’une seule tâche nous réduit à être des machines. Grâce à une série évolutive de gestes tirés du vocabulaire sportif, la danse dans le stade redéfinit encore la capacité performative répétée du groupe. Perdus dans leur recherche sans fin d’épanouissement, les danseurs se lancent déjà dans la quête d’un autre "monde" scénique. »

Petter Jacobsson et Thomas Caley

 

 

Petter Jacobsson et Thomas Caley

Une équipe créative

Né à Stockholm, Petter Jacobsson commence la danse dès l’âge de trois ans et poursuit ses études à l’École du Ballet Royal de Suède. Il est ensuite diplômé de l’Académie Vaganova à St. Petersburg en 1982. Danseur Etoile au Sadler’s Wells Royal Ballet à Londres de 1984 à 1993, il voyage à travers le monde aussi bien en dansant les grands rôles classiques, qu’en se produisant en tant qu’artiste invité avec de nombreuses compagnies internationales. En 1993, il s’installe à New York où il commence une carrière de danseur indépendant en travaillant avec Twyla Tharp, Merce Cunningham au sein de son Repertory Group, Irene Hultman et Deborah Hay. Le chorégraphe/danseur Thomas Caley est né aux Etats-Unis. En 1992 il reçoit une licence en Beaux arts au Purchase College de New York. Entre 1994 et 2000, il travaille en tant que premier danseur avec la Merce Cunningham Dance Company. En 2000, il s’installe à Stockholm afin de poursuivre sa collaboration avec Petter Jacobsson et débute une carrière de danseur freelance en Europe. Il a ainsi travaillé en France avec Boris Charmatz pour le projet flip book. Depuis 2011, Thomas Caley est coordinateur de recherche au CCN — Ballet de Lorraine.

Au milieu des années 90, Petter et Thomas commencent à travailler comme équipe créative, en chorégraphiant des pièces pour Martha@Mother, le Joyce Soho à New York et l’opéra Staden à l’Opéra Royal de Suède - Stockholm, dans le cadre de Stockholm, capitale européenne de la Culture, en 1998.

En 1999, lorsque Petter est nommé directeur artistique du Ballet Royal de Suède à Stockholm, ils s’installent en Europe pour poursuivre leur collaboration artistique. Une réalisation exceptionnelle de leur travail pour le Ballet Royal de Suède consiste alors à créer deux immenses happenings, Dans Les Coins et recoins 2000 et 2001. Le projet intègre le Ballet Royal, l’Opéra et l’Orchestre, ainsi que des artistes indépendants dans des espaces inhabituels de cette institution, utilisés exceptionnellement comme lieux de spectacles. Petter est désigné chorégraphe de l’année 2002 par la Société des chorégraphes suédois pour son travail de modernisation de la compagnie.

Après des années de collaboration, Petter et Thomas montent leur compagnie de danse indépendante en 2005 – leur travail inclut NightlifeUnknown partnerFluxNo mans land- no lands man,The nearest nearness –, en 2002, ils reçoivent un « Goldmask » de la meilleure chorégraphie pour la comédie musicale Chess avec Björn Ulveus et Benny Andersson (ABBA).

En 2011, Petter prend la direction du CCN – Ballet de Lorraine à Nancy, avec Thomas Caley, et ils chorégraphient ensemble pour la compagnie : Untitled Partner #3, Performing Performing, Relâche, Armide, Discofoot, L’Envers, Record of Ancient Things, Happening Birthday. Leur projet pour le CCN convie une grande variété de talents artistiques venus du monde entier. Chaque créateur invité participe au questionnement actif d’un thème spécifique. La saison de La 12/13, Tête à tête à têtes 13/14, Live 14/15, Folk + Danse = (R)évolution 15/16 et Des plaisirs inconnus 16/17 et 50 ans ! 17/18. Pour assurer une forme d’art vivant et non fixe, ils continuent leurs recherches à travers des installations comme pour le Musée d’Art Moderne à Paris, le Centre Pompidou-Metz, ou l’initiative originale que sont les LAB-BLA-BAL, consistant en une série d’expérimentations open house art, d’ateliers et de discussions donnés au centre chorégraphique. 

 

LES MÉDIAS EN PARLENT

« Quel spectacle ! […] Cela s’effectue avec tant d’énergie, mais aussi d’insistance, que le regard reçoit cela comme une claque, possiblement agaçante, et se met à sauter lui-même. » 
Danser Canal Historique, 30 juin 2017, Gérard Mayen, http://bit.ly/2vfEbAm

« Ancré dans l’espace de l’Opéra de Nancy, comme conscient du lourd passé dont il est l’héritier, Petter Jacobsson réussit le tour de force d’inscrire ce Centre Chorégraphique National dans une lignée contemporaine qui pourrait être celle de l’effervescence, ou mieux, celle du politique. »
Maculture.fr, 7 juin 2017, François Maurisse, http://bit.ly/2uU9KQZ.

« Record of ancient things, une création de quarante minutes pleine d’énergie où les vingt danseurs de la Compagnie dispensent avec un engagement rare une danse bondissante. »
Inferno Magazine, 3 juillet 2017, Emmanuel Serafini, http://bit.ly/2sSuYxm