For Four Walls

Chorégraphie : Petter Jacobsson et Thomas Caley
Musique : John Cage
Dans le cadre du centenaire de la naissance de Merce Cunningham.

Première le 23 mai 2019 à l'Opéra national de Lorraine.

Chorégraphie : Petter Jacobsson et Thomas Caley
Musique : John Cage
Pianiste : Vanessa Wagner
Scénographie et costumes : Petter Jacobsson et Thomas Caley
Lumières : Eric Wurtz

Jeudi 23 mai 2019 à 20h
Vendredi 24 mai 2019 à 20h
Dimanche 26 mai 2019 à 15h

À l’Opéra national de Lorraine
Tarif A

Dans le cadre du centenaire de la naissance de Merce Cunningham.

« Suite à une proposition de La Fenice de Venise pour le centenaire de la naissance de Merce Cunningham, For Four Walls s’inspire de la première partie de Four Walls,  œuvre dramatico-chorégraphique de John Cage, pour la musique, et de Merce Cunningham, pour le texte et la chorégraphie. Créée en 1944, cette pièce a été représentée une seule et unique fois.

Même la musique n’a jamais été reprise jusqu’à ce qu’un musicien l’exhume et la rejoue, bien des années plus tard, devant le compositeur. Celui-ci fut d’ailleurs assez étonné de ce qu’il entendait mais heureux d’avoir retrouvé son travail.  La partition, qui comporte une chanson, est écrite pour piano et voix. Aux dires de Cage lui-même, elle préfigure les compositions de Philip Glass et de Steve Reich notamment par le nombre de passages répétés à l’infini, des notes qui se limitent aux touches blanches du piano, le choix d’une tonalité en do majeur, et cette impression de continuité perpétuelle.

Datant du début de la collaboration entre John Cage et Merce Cunningham,  Four Walls reflète vraiment les prémices du travail de chacun. Nous avons voulu mettre en perspective cette œuvre de jeunesse (les deux artistes n’ayant pas encore codifié leur esthétique) avec ce qu’ils ont développé par la suite et, bien entendu, leur héritage. Ils étaient tous deux jeunes, emplis d’émotions contradictoires, évoquant des amours défendues et des drames familiaux.

Nous sommes partis du titre original, Four Walls, et avons souhaité travailler autour de la notion de « pièce » qu’il contient : en tant qu’espace à travers lequel on passe, espace réflectif ou reflet d’espace, avec ou sans les quatre murs qui l’entourent. Cette « pièce », pour le moment entourée de miroirs, se définit comme close tout en étant également infinie.

Notre chorégraphie de For Four Walls n’est pas la re-création de la pièce originale mais plutôt une réfraction en lien avec son histoire et notre histoire avec Merce.

Comme la musique sera jouée en direct, nous avons fait appel à la pianiste Vanessa Wagner. »

Petter Jacobsson et Thomas Caley