Plaisirs inconnus

5 Chorégraphes mystères 

Première mondiale au théâtre Sadler’s Wells de Londres

5, 8 et 9 novembre 2016 à 20h
6 novembre 2016 à 15h
À l’Opéra national de Lorraine

Tarif A

Production : CCN – Ballet de Lorraine
Coproduction : Dance Umbrella et Sadler’s Wells Theatre (Londres) - CODA Oslo Festival International de Danse - Dansens Hus Norvège (Oslo)
En partenariat avec Scènes Vosges (Thaon-les-Vosges)

1H15
20 DANSEURS

Plaisirs inconnus [Création 2016]
5 chorégraphes mystères

Plaisirs inconnus est une soirée à découvrir complètement « à l’aveugle » : fi des noms, réputations et autres titres de gloire.
Une carte blanche offerte aux artistes comme aux spectateurs pour déconnecter la création de la signature de ses auteurs, et libérer ainsi la danse du carcan du marketing et des modes. En quoi le nom d’un chorégraphe influence-t-il le rapport du public à son œuvre ?
Cinq chorégraphes de différentes générations – quatre femmes et un homme – se sont prêtés au jeu : serez-vous capables de reconnaître leur patte tout en ignorant leur identité ?
Résisterez-vous à la tentation de découvrir qui se cache derrière le rideau ?

Ce projet offre à des chorégraphes reconnus l’opportunité de créer une œuvre de 12-15 minutes sans la « signer » comme c’est  généralement le cas… Ces créations uniques mais anonymes sont spécialement commandées pour la soirée par des partenaires coproducteurs, qui ont tous accepté que ces œuvres soient présentées de manière anonyme. L’idée est d’offrir aux artistes l’opportunité de créer une pièce pour un grand groupe de danseurs du Centre Chorégraphique National – Ballet de Lorraine, libre de tout bagage historique ou lié à leur réputation.

Peut-on reconnaitre l’œuvre d’un chorégraphe sans son nom ? Quel mouvement constitue sa « signature » ? De quelle manière signer une œuvre peut influencer ce que ressent le public ? Quand on s’attend à l’œuvre d’un chorégraphe, l’expérience du spectacle est souvent absorbée et évaluée en référence à son passé, ou même au genre de dance dont il s’agit. Avec toutes ces étiquettes, la liberté de création d’un chorégraphe peut être compromise et son développement restreint.

Dans ce projet, l’objet chorégraphique est mis en avant, plutôt que l’artiste. La « paternité » est abandonnée, laissant une toile vierge qui permet à un artiste de se retrouver à un moment de son processus créatif antérieur à la mise en place de toute esthétique identifiable. De plus, qui possède réellement un acte éphémère, un mouvement ou un principe esthétique de toute façon ?

Le projet remet aussi en question l’économie de la production, la valeur d’une signature. Le marketing pousse à établir une signature reconnaissable. Lorsque le public commence à identifier un chorégraphe, les curateurs pourraient cibler des spectateurs spécifiques pour cette forme de danse particulière. Paradoxalement, catégoriser l’esthétique d’un artiste risque plutôt de réduire sa créativité.

Les commandes de création et la recherche constituent les missions fondamentales de ce Centre Chorégraphique National qui dispose d’une compagnie permanente de 26 danseurs lui permettant d’explorer un large éventail de l’art de la danse. Ce projet aborde de nombreuses questions sur les arts du spectacle qui nous semblent pertinentes, stimulantes et amusantes. C’est la nature humaine ; qui peut résister aux plaisirs de l’inconnu ?

Thomas Caley, Emma Gladstone et Petter Jacobsson

 

LES MÉDIAS EN PARLENT

« Plaisirs inconnus », une célébration de la danse par ceux qui la vivent. Philippe Noisette, Les Inrockuptibles. http://bit.ly/2eXlZqy

« Une idée sensationnelle pour faire voir la danse autrement » Agnès Izrine, Danser Canal Historique. http://bit.ly/2gE8n0l

« C’est peut-être l’un des plus beaux programmes de la compagnie » Philippe Noisette dans La Dispute sur France Inter. http://bit.ly/2eHfPJe

A L'AVEUGLE, OU LA CHORÉGRAPHIE D'UNE PROMESSE.

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