Camille Mutel déploie sa nouvelle création, Le Sel de la Vie, autour de la singularité et de la fragilité d’un territoire unique : la Vallée de la Seille (57). ¶ la lecture de l’effacement progressif du paysage et de sa transformation inéluctable, l’artiste s’interroge sur ce que « mourir invisible » signifie pour chaque espèce, qu’elle soit végétale, animale ou humaine. ¶ lle s’associe à la designeuse culinaire Céline Pelcé pour imaginer une cérémonie gestuelle et culinaire dans laquelle les convives sont invités à se nourrir littéralement de ce paysage. ¶ nsemble, elles proposent une expérience sensorielle proche du rituel, dans laquelle il convient d’inhumer les aliments, les déterrer, ou les réduire en cendres. Tandis que l’eau de source trace un sillon fugace le long d’une pierre de sel gemme, le fruit trop mûr, embaumé des mains de l’une ou l’autre artiste prend corps pour une dernière fois dans la bouche et la mémoire des hôtes ici réunis.