Avec cette nouvelle création, Olga Dukhovna poursuit son exploration du recyclage chorégraphique, un axe central de son travail depuis ses débuts. Après avoir développé une forme de conférence dansée, avec Un spectacle que la loi considérera comme mien à Vive le sujet! ¶ Tentatives pour le Festival d’Avignon 2025 et la SACD, qui interroge sa conception du recyclage sous une perspective juridique, elle souhaite approfondir cette recherche en donnant corps à une nouvelle pièce pour cinq danseurs et danseuses. Cette pièce s’inscrit alors dans un diptyque où la conférence dansée, avec la chercheuse en propriété intellectuelle Pauline Léger, constitue la première partie : un espace de questionnement et de mise en lumière des enjeux du plagiat et de la citation chorégraphique. La seconde partie, cette oeuvre de groupe s’inscrit dans la continuité de son répertoire tout en ouvrant de nouvelles perspectives. En revisitant et transformant des matériaux issus d’oeuvres précédentes, Olga veut interroger la mémoire du mouvement, les traces laissées par le geste et la manière dont une danse peut renaître, empruntée dans une autre pièce. ¶ L’objectif est de composer une chorégraphie qui s’inscrit dans les limites légales définies au préalable : à travers un processus où le cadre légal devient une partition, la pièce propose d’interroger la liberté artistique et les dynamiques d’appropriation en art.