Avec cette nouvelle création, Olga Dukhovna poursuit son exploration du recyclage chorégraphique, un axe central de son travail depuis ses débuts. Après avoir développé une forme de conférence dansée, avec Un spectacle que la loi considérera comme mien à Vive le sujet! ¶ Tentatives pour le Festival d’Avignon 2025 et la SACD, qui interroge sa conception du recyclage sous une perspective juridique, elle souhaite approfondir cette recherche en donnant corps à une nouvelle pièce pour cinq danseurs et danseuses. Cette pièce s’inscrit alors dans un diptyque où la conférence dansée, avec la chercheuse en propriété intellectuelle Pauline Léger, constitue la première partie : un espace de questionnement et de mise en lumière des enjeux du plagiat et de la citation chorégraphique. La seconde partie, cette oeuvre de groupe s’inscrit dans la continuité de son répertoire tout en ouvrant de nouvelles perspectives. En revisitant et transformant des matériaux issus d’oeuvres précédentes, Olga veut interroger la mémoire du mouvement, les traces laissées par le geste et la manière dont une danse peut renaître, empruntée dans une autre pièce. ¶ L’objectif est de composer une chorégraphie qui s’inscrit dans les limites légales définies au préalable : à travers un processus où le cadre légal devient une partition, la pièce propose d’interroger la liberté artistique et les dynamiques d’appropriation en art.

Olga Dukhovna

Olga Dukhovna

Née en Ukraine, Olga Dukhovna se forme à l’école P.A.R.T.S (Bruxelles) d’Anne Teresa De Keersmaeker puis au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers sous la direction d’Emmanuelle Huynh. Elle s’installe en France et entame une collaboration intensive avec Boris Charmatz. Elle mène en parallèle sa propre recherche. ¶ En tant que chorégraphe, elle se situe à la croisée de courants artistiques a priori incompressibles, mais dont elle se plaît à explorer les chocs créatifs et autres collisions inattendues : d’une part un folklore ukrainien perdu, effacé par le régime soviétique, dont elle revisite les mouvements, d’autre part un héritage de la danse contemporaine qu’elle a découvert durant ses études en Belgique puis en France. Habitée par un énergie vitale insolente, la danse d’Olga Dukhovna porte des récits oubliés ou mutilés au défi de l’Histoire. Elle porte aussi la conviction que, si une culture disparaît, il revient aux artistes de la réinventer.

Chorégraphie
Olga Dukhovna
Interprétation
François Malbranque, Mikael Marklund - recherche en cours
Dramaturgie
Simon Hatab
Régie générale
Denis Malard
Production
Amélie-Anne Chapelain et Enora Floc’h / C.A.M.P
Partenaires
CCN d'Orléans, CCN - Ballet de Lorraine, Réseau R.O.M (Théâtre l’Aire Libre / Le joli collectif), Réseau Tremplin