Danses Crues

Danses Crues

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Mon. 27 June 2022 — 19h

Paris - Musée de l'Orangerie - Danse dans les nymphéas

Mon. 27 June 2022 — 20h30

Paris - Musée de l'Orangerie - Danse dans les nymphéas

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Création dans le cadre du programme Pas assez suédois !
Création le 18 mai à l'Opéra national de Lorraine (Nancy)

12 DANSEUR.EUSE.S

En co-production avec la compagnie Les Porteurs d'ombre

Chorégraphie
Dominique Brun
Assistante à la chorégraphie
Marie Orts
Scénographie
Odile Blanchard
Musique originale
David Christoffel
Lumières
Eric Wurtz
Conception et réalisation des costumes
Marie Labarelle
Historienne et chercheuse
Sophie Jacotot
Répétitrice
Isabelle Bourgeais
Chorégraphie
Dominique Brun
Assistante à la chorégraphie
Marie Orts
Scénographie
Odile Blanchard
Musique originale
David Christoffel
Lumières
Eric Wurtz
Conception et réalisation des costumes
Marie Labarelle
Historienne et chercheuse
Sophie Jacotot
Répétitrice
Isabelle Bourgeais

Mon. 27 June 2022 — 19h

Mon. 27 June 2022 — 20h30

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Danses Crues - Musée de l'Orangerie

Dans le cadre de la programmation Danse dans les nymphéas
27 juin à 19h et 20h30


Dominique Brun s'inspire librement du ballet Nuit de Saint Jean de Jean Börlin, l’unique chorégraphe des Ballets suédois qui reprend des danses populaires suédoises pour cette pièce créée au Théâtre des Champs-Élysées. Pour Danses crues, Dominique Brun confronte les danses folkloriques de Jean Börlin à d'autres danses folkloriques auxquelles elle s'est intéressée lors de sa recréation en 2014 du Sacre du printemps de Vaslav Nijinski. Ces danses folkloriques nous arrivent habituellement par le biais d'une transmission orale et de façon anonyme. Elles nous semblent « premières », « crues ». Détournées vers une forme scénique, ces danses subissent des transformations culturelles, agissant autrement sur la perception du spectateur. Il s'agit pour la chorégraphe de mettre en tension les questions implicites posées par Jean Börlin et qui sont au cœur de notre actualité pandémique : où commence l’art ? En quoi l’art est-il essentiel à l'existence de la communauté ?

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Dominique Brun

Interprète et chorégraphe, Dominique Brun est co-fondatrice de la compagnie La Salamandre (1980 à 1988) avec laquelle elle obtient le troisième prix au concours international de Bagnolet (1981) «  Le Ballet pour demain », et également co-fondatrice du Quatuor Albrecht Knust (1994 à 2003) avec lequel elle recrée de danses du répertoire historique à partir de partitions établies en système Laban. Après la dissolution du Quatuor Albrecht Knust, Dominique Brun crée Siléo (2004) à partir d’un texte de Wajdi Mouawad et de danses de l’entre-deux guerres signées Valeska Gert, Kurt Jooss, Dore Hoyer, Doris Humphrey, Mary Wigman.

En 2007, Dominique Brun réalise un DVD pédagogique consacré à L’Après-midi d’un faune (1912) de Vaslav Nijinski. Sur l’invitation de Jan Kounen, elle recrée à partir d'archives de l'époque des extraits du Sacre du printemps de 1913 de Nijinski pour le film Coco Chanel & Igor Stravinsky (2010). 

Soutenue par L’Association du 48 dirigée par le danseur et chorégraphe Sylvain Prunenec, elle prolonge ses recherches sur le « Sacre » par un diptyque : Sacre # 197 (2012) et Sacre # 2 (2014). Elle conclut ce cycle consacré à l’œuvre de Nijinski par la création de Jeux – Trois études pour sept petits paysages aveugles (2017). Vient ensuite Les Perles ne font pas le collier pièce qu’elle co-signe et danse avec Sylvain Prunenec (2018).  Elle crée enfin Le Poids des chosesPierre et le Loup, son premier spectacle à destination du jeune public (et tout public) à partir du système de l'Effort de Rudolf Laban (2019).

Parallèlement aux recherches qu’elle mène sur le mouvement, Dominique Brun développe un goût artistique privilégié pour les relations qui s’établissent entre musique et danse. En 2016, la rencontre avec l’orchestre Les Siècles sous la direction de François-Xavier Roth donne lieu au partage d’un même plateau, celui de la Philharmonie de Paris, autour d’un projet Hommage à Nijinski qui tourne jusqu’en Chine.

Dominique Brun s'attèle aujourd'hui à deux œuvres majeures de Bronislava Nijinska. La relecture qu'elle entreprend des Noces et du Bolero, l'amène à une interprétation tant chorégraphique, que dramaturgique et musicale, le devenir des Noces et du Bolero se trouve entre tradition et interprétation, entre traces écrites et inventions chorégraphiques, dans les métamorphoses de la musique et de la danse.