Programme 3 : Air-condition

Programme 3 : Air-condition

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Partage

jeu. 20 mai 2021 — 20h

Opéra national de Lorraine

ven. 21 mai 2021 — 20h

Opéra national de Lorraine

mar. 25 mai 2021 — 20h

Opéra national de Lorraine

mer. 26 mai 2021 — 20h

Opéra national de Lorraine

jeu. 27 mai 2021 — 20h

Opéra national de Lorraine

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JEUDI 20 MAI 2021 à 20h*
VENDREDI 21 MAI 2021 à 20h*
MARDI 25 MAI 2021 à 20h*
MERCREDI 26 MAI 2021 à 20h*
JEUDI 27 MAI 2021 à 20h*

*Horaires des représentations susceptibles d’être modifiés en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

Durée : 1 heure

Chorégraphie
Petter Jacobsson et Thomas Caley
Image en mouvement (vidéo), lumières
Tomás Saraceno
Musique
Eliane Radigue
Création costumes
Birgit Neppl avec l’Atelier costumes du CCN - Ballet de Lorraine
Dramaturgie
Lucie Tuma
Assistants techniques de Tomás Saraceno
Marina Höxtler et Andrea Familari
Chorégraphie
Petter Jacobsson et Thomas Caley
Image en mouvement (vidéo), lumières
Tomás Saraceno
Musique
Eliane Radigue
Création costumes
Birgit Neppl avec l’Atelier costumes du CCN - Ballet de Lorraine
Dramaturgie
Lucie Tuma
Assistants techniques de Tomás Saraceno
Marina Höxtler et Andrea Familari

jeu. 20 mai 2021 — 20h

ven. 21 mai 2021 — 20h

mar. 25 mai 2021 — 20h

mer. 26 mai 2021 — 20h

jeu. 27 mai 2021 — 20h

Partage

En 1954, Yves Klein esquisse un ballet intitulé La Guerre (de la ligne et de la couleur), destiné à mettre en scène ses réflexions physiques et performatives sur l’immatérialité de son art. C’est à partir de ce passionnant – mais incomplet – scénario que Petter Jacobsson et Thomas Caley ont imaginé cette nouvelle création, à l’initiative du Centre Pompidou-Metz. Ils nous proposent ainsi de partager l’expérience du travail d’Yves Klein, qu’ils voient comme une tentative utopique d’interagir avec le divin, comme une expression de l’irrépressible envie humaine d’aller caresser les cieux.

Ils ont convié l’artiste plasticien Tomás Saraceno – réputé pour son goût pour l’interdisciplinarité artistique – à en imaginer la scénographie : un grand kaléidoscope d’ombres et de lumières, où les corps bougent et se débattent, comme dans une longue suspension avant la chute.


Librement inspiré de La Guerre (entre la ligne et la couleur) d'Yves Klein.
Production du CCN - Ballet de Lorraine en collaboration avec le Centre Pompidou-Metz dans le cadre du projet "Artiste associé".

Photos © Laurent Philippe



Renseignements et réservations

auprès de Laëtitia Guillet, chargée du développement des publics / Billetterie

billetterie@ballet-de-lorraine.eu / T. 03 83 85 69 08

Plan de l'Opéra national de Lorraine

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© Dorian Cessa / Emilie Salquèbre

Petter Jacobsson et Thomas Caley

Les chorégraphes et danseurs Petter Jacobsson et Thomas Caley ont commencé à collaborer ensemble dans les années 90. Ils ont créé des œuvres pour Martha@Mother, le Joyce Soho de New York et l’opéra Staden à l’Opéra royal de Stockholm, une commande pour la programmation de la Capitale culturelle de l’Europe 1998. Pour l’Opéra, ballet et orchestre royal de Stockholm, ils ont créé deux immenses Happenings, In nooks and crannies 2000 and 2001 (Coins et recoins 2000 et 2001). Ces projets occupaient des espaces de représentations non-traditionnels dans tout le théâtre.

En 2005, ils fondent leur propre compagnie qui donnera des œuvres telles que Nightlife, Untitled partner, Flux, No mans land - no lands man, The nearest nearness. Ils reçoivent un « Goldmask » en 2002 pour la comédie musicale Chess (Echecs) avec Björn Ulveus et Benny Andersson (ABBA).

Depuis 2011, Petter est chorégraphe et Directeur général, et Thomas chorégraphe et Coordinateur de recherche du Centre chorégraphique national – Ballet de Lorraine, à Nancy. Pour cette compagnie, ils ont créé : Untitled Partner #3, Performing Performing, Relâche, Armide, Discofoot, L’envers, Record of Ancient Things, Happening Birthday et For Four Walls.

Chaque année ils invitent un large éventail d’artistes français et internationaux à venir explorer et jouer avec les questions et thèmes qui définissent leur programmation.

La programmation de leur première saison en 2012 était intitulée La saison de La. Ils se sont demandés pourquoi on dit « le » ballet et « la » danse ? En réponse à cette question touchant au genre, ils n’ont présenté uniquement que des femmes chorégraphes issues de milieux différents. La saison Tête à tête à têtes était un dialogue axé sur la modernité et ses influences et connexions avec les artistes contemporains et les spectateurs. Live ! était une célébration de la nature éphémère des arts de la scène. Tout comme lors de leurs saisons précédentes, Folk + Danse = (R)évolution, Unknown Pleasures (Plaisirs inconnus), 50 ans ! et Fifty Plus, tous ces artistes continuent de contester, de célébrer et de remettre en question le sujet de la saison, y compris celui de notre nouvelle saison 19/20, Useless Beauty (Inutile beauté). Afin d’assurer un usage vivant et changeant de leur art, ils ont également travaillé avec le Musée d’art moderne de Paris, ainsi que le Centre Pompidou-Metz et le Centre Pompidou de Paris. Ils organisent aussi les LAB BLA BAL, une série de discussions et rencontres informelles autour de la danse.

Né à Stockholm, Petter Jacobsson commence la danse dès l’âge de trois ans et poursuit ses études à l’École du Ballet royal de Suède, la School of American Ballet avec Stanley Williams et obtient en 1982 son diplôme à l’Académie de ballet Vaganova à Saint-Petersbourg. Danseur Etoile au Sadler’s Wells Royal Ballet à Londres de 1984 à 1993, il voyage à travers le monde aussi bien en dansant les grands rôles classiques, qu’en se produisant en tant qu’artiste invité avec de nombreuses compagnies internationales.En 1993, il s’installe à New York où il commence une carrière de danseur indépendant en travaillant avec la Twyla Tharp Dance Company, le Merce Cunningham Repertory Group, Irene Hultman Dance, et plus tard avec Deborah Hay. En 1999, Petter est nommé Directeur artistique du Ballet royal de Stockholm.

Thomas Caley commence son apprentissage de la danse à l’Interlochen Arts Academy du Michigan. Il poursuit son éducation et obtient son BFA au Purchase College, dans l’Etat de New York, en 1992. Après l’obtention de son diplôme universitaire, il passe une année à expérimenter et à danser dans de nombreux projets new-yorkais indépendants. De 1993 à 2000, il est membre de la Merce Cunningham Dance Company avec qui il tourne dans le monde entier et participe à la création de douze nouvelles pièces. En 2000, il s'installe à Stockholm pour poursuivre sa collaboration avec Petter Jacobsson, et début une carrière de danseur freelance en Europe. En France, il travaille notamment avec Boris Charmatz sur 50 ans de danse et Flip book



© Perspectivas estéticas 

Tomás Saraceno

Tomás Saraceno est né à Tucumán en Argentine (en 1973). Après un master en architecture à l’École supérieure des beaux-arts de Buenos Aires, Tomás Saraceno poursuit ses études en Europe, en étudiant les beaux-arts à la Städelschule de Francfort puis en suivant un master d’art et d’architecture de l’IUAV de Venise. Depuis 2013, l’artiste vit et travaille à Berlin. En 2009, son travail est exposé dans le cadre de la 53e Biennale de Venise.

Il est résident au Centre national d’études spatiales (2014–2015), au Centre d’art, science et technologie du MIT (depuis 2012) et à l’atelier Calder (2010), parmi d’autres. Ses oeuvres font partie des collections du MoMA (New York), du SFMOMA (San Francisco), du Walker Art Center (Minneapolis), de la Nationalgalerie et du Staatliche Museen zu Berlin (Berlin).



© Charles Wilp / BPK, Berlin 

Yves Klein

Yves Klein, né en 1928 à Nice, avait pour première vocation d’être judoka. En 1954, il se tourne définitivement vers l’art et entame son « Aventure monochrome ».  Animé par l’idée consistant à « libérer la couleur de la prison de la ligne », Yves Klein se tourne vers la monochromie car c’est pour lui la seule manière de peindre permettant de « voir ce que l’absolu avait de visible ». 

Privilégiant l’expression de la sensibilité plus que la figuration dans la forme, Yves Klein va au-delà de toute représentation artistique et conçoit l’oeuvre d’art comme la trace de la communication de l’artiste avec le monde. C’est la réalité invisible qui devient visible. Ses œuvres sont « les cendres de son art ». L’oeuvre d’Yves Klein révèle une conception nouvelle de la fonction de l’artiste. Selon lui, la beauté existe déjà, à l’état invisible. Sa tâche consiste à la saisir partout où elle est, dans l’air et dans la matière. Yves Klein a fait de sa vie tout entière une oeuvre d’art : « L’art est partout où l’artiste arrive. » 

Dans sa quête d’immatérialité et d’infini, Yves Klein adopte le bleu outremer comme véhicule. De ce bleu plus que bleu, qu’il nommera « IKB » (International Klein Blue), irradie une vibration colorée qui n’engage pas seulement le regard du spectateur : c’est l’esprit qui voit avec les yeux. De ses monochromes, au vide, à la « technique des pinceaux vivants » ou « Anthropométrie », jusqu’à l’emploi des éléments de la nature afin de manifester leur force créatrice ou de l’or qu’il utilise comme un passage vers l’absolu, il a conçu une oeuvre qui traverse les frontières de l’art conceptuel, corporel et du happening.

Juste avant de mourir, Yves Klein confie à un ami : « Je vais entrer dans le plus grand atelier du monde. Et je n’y ferai que des oeuvres immatérielles. » 

Entre mai 1954 et le 6 juin 1962, date de sa mort, Yves Klein aura brûlé sa vie pour réaliser une oeuvre flamboyante qui a marqué son époque et qui rayonne encore aujourd’hui.