Dancefloor (création 2023)

Dancefloor (création 2023)

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Partage

sam. 01 avril 2023 — 20h

Opéra national de Lorraine

mer. 05 avril 2023 — 20h

Opéra national de Lorraine

jeu. 06 avril 2023 — 20h

Opéra national de Lorraine

ven. 07 avril 2023 — 20h

Opéra national de Lorraine

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Création pour 26 danseuses et danseurs du CCN - Ballet de Lorraine

Première le 1er avril 2023 à l'Opéra national de Lorraine


Invitation de l'artiste plasticienne Koo Jeong A dans le cadre du dispositif "Artiste associé" avec le Centre Pompidou-Metz

Chorégraphie
Michèle Murray
Scénographie
Koo Jeong A
Musique
Gerome NOX
Collaboration artistique
Alexandre BACHELARD, Maya BROSCH, Marie LECA
Chorégraphie
Michèle Murray
Scénographie
Koo Jeong A
Musique
Gerome NOX
Collaboration artistique
Alexandre BACHELARD, Maya BROSCH, Marie LECA

sam. 01 avril 2023 — 20h

mer. 05 avril 2023 — 20h

jeu. 06 avril 2023 — 20h

ven. 07 avril 2023 — 20h

Partage


Un corps de ballet constitué de 26 danseur.se.s singulier.re.s

Pour cette nouvelle création, j’ai décidé de travailler avec le Ballet de Lorraine au complet, c'est-à-dire les 26 danseur.se.s de l’équipe. Je souhaite en effet saisir cette chance qui m’est offerte afin d’expérimenter la chorégraphie pour un grand nombre.

Une des spécificités de mon travail est le fait que le corps constitue toujours le point de départ, le sujet et l’objet de la pièce chorégraphique à créer.

Chaque création se fait donc avec et en fonction des individus qui en font partie. Par conséquent, le sujet premier de cette création à venir sera l’équipe des 26 interprètes du Ballet lui-même, étant à la fois un groupe qui traverse une même recherche, tout en étant constitué de personnes uniques avec, pour chacun d’entre eux / elles, sa formation, son expérience et sa présence unique.

Créer, donc, une pièce qui exploite les possibilités d’un corps de ballet, tout en rendant tangible la singularité de chaque interprète : voilà le premier sujet de DANCEFLOOR.


Au sujet du titre

Si nous prenons ce mot dans son sens premier, il signifie d’une part un « plateau ou sol dédié à la danse », d’autre part une « piste de danse ». Je veux, dans cette création, tenir compte de ses deux sens.   

Partir, d’une part, du contexte spatial : le « plateau de danse ».

Chercher à la fois la rigueur attendue d’un tel plateau, en créant une partition constituée de motifs dansés, tel un catalogue. Faire cohabiter différents temps, rythmes, espaces, énergies et formes. 

Tenir, d’autre part, compte du second sens : la « piste de danse ».

Cet espace – temps est celui de la nuit, synonyme de liberté et d’expressivité des corps, un espace – temps plus libre, moins contraint socialement que celui du jour.

Chercher donc tout autant la liberté et l’expressivité des corps, la singularité des êtres. Investir ce vaste espace – temps avec 26 corps épris de liberté et d’énergie.


Danse, musique, lumière, scénographie et costumes.

Comme à mon habitude, le rapport entre danse, musique, scénographie, lumière, et costumes, sera multiple : existences indépendantes et parallèles, soutien mutuel, service réciproque, combat etc. Ces différents éléments cohabiteront.

Nous chercherons de cette manière à développer de l’énergie,  partager une expérience et des sensations entre ce DANCEFLOOR et le public.  


 

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(c)Julien Reyes

Michèle Murray

Michèle Murray est chorégraphe et directrice artistique de la structure PLAY / Michèle Murray. De nationalité franco américaine, en même temps qu’à des études de lettres, elle se forme d’abord à Düsseldorf en danse classique, puis à New York auprès de Merce Cunningham et à Movement Research, ensuite en autodidacte auprès de nombreux chorégraphes à Paris avant de collaborer à différents projets chorégraphiques en tant qu’interprète, notamment auprès de «l’art not least» à Berlin, Didier Théron à Montpellier et Bernardo Montet au Centre Chorégraphique National de Tours. A partir de 2000, elle développe un travail personnel au sein de la Cie Michèle Murray, qui deviendra Murray / Brosch Productions en 2008, en collaboration artistique avec Maya Brosch. Elle présente de nombreuses pièces en Europe.

A partir de 2012, revenant vers un travail centré sur le corps et sur la danse, elle crée la structure chorégraphique PLAY / Michèle Murray dont elle est directrice artistique tout en travaillant en étroite collaboration avec les artistes dont elle s’entoure.

Elle crée ATLAS / ETUDES, un «atlas chorégraphique» de dix pièces courtes pour sept interprètes, présenté pour la première fois dans son ensemble dans le cadre du Festival Montpellier Danse 2018.

En 2020,  elle crée WILDER SHORES, pièce pour six interprètes et une composition live électronique de Gerome Nox, création pour le Festival Montpellier Danse 2020.

Elle créé actuellement EMPIRE OF FLORA, pièce pour quatre interprètes et une DJ pour le Festival Montpellier Danse 2022.

En 2022, elle travaille aussi sur un projet pour l’espace muséal, DUOS – COLLISIONS ET COMBUSTIONS / UNE COLLECTION CHORÉGRAPHIQUE POUR LE MUSÉE, dont la première aura lieu au Brandenburgisches Landesmuseum für Moderne Kunst- DKW  Museum Cottbus les 1 et 2 octobre 2022,  dans le cadre du programme Dance in Residence Brandenburg, Allemagne.

En avril 2023, elle créera Dancefloor,  une pièce pour les 26 interprètes du CCN - Ballet de Lorraine.



Koo Jeong A

Koo Jeong A est une artiste contemporaine coréenne dont le travaille inclut installation, peinture, film, dessin, architecture… Les œuvres de Koo Jeong A jouent souvent sur les formes du désordre. Combinant des formes ordonnées : empilement, tas de poudre… Et des « restes » désordonnés, ou plutôt disposés par les gestes ayant permis de créer de l’ordre, en amont. Son travail est actuellement représenté par la Pilar Corrias Gallery (Londres), notamment. De 1999 à sa fermeture en 2014, Koo Jeong A aura également été représentée par la Galerie Yvon Lambert (Paris, New York).

En 1991, Koo Jeong A s’installe à Paris et intègre l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Dès 1994, son travail fait l’objet d’une exposition personnelle au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Cette exposition se déroule dans le cadre de « Migrateurs », une série d’expositions proposées par Hans Ulrich Obrist. En 2004, le Centre Pompidou Paris lui consacre à son tour une exposition personnelle. Elle devient la deuxième artiste coréenne à y bénéficier d’une exposition personnelle (après Nam June Paik). Le travail de Koo Jeong A met ainsi en lumière l’inframince et les micro-interventions. Elle travaille avec des matériaux ordinaires et peu visibles (poussière, morceaux de papier, sucre…), développant une œuvre enroulée autour des gestes de la vie quotidienne. Dans l’installation Snowy Sunny Days (1997), par exemple, l’une des petites tables est jonchée d’emballages d’aspirine vides. Avec un grand tas d’aspirine, réduite en poudre blanche, en son milieu.

En 2002, dans l’exposition « 3355 », Koo Jeong A propose une installation composée, là encore, d’empilements et d’éparpillements. D’un côté, sur une grande table, un empilement de cigarettes manufacturées. Et par terre, un empilement de paquets vides, avec les films plastiques, entre autres, dispersés au sol. Pour le projet OTRO (2008-2012), au Centre international d’art et du paysage de Vassivière, elle propose une sculpture skatable, faite de béton, métal et surtout, de peinture phosphorescente. Là encore les tas, les monts, les creux, modèlent l’œuvre en espace topographique, en moment de défoulement. Depuis les années 1990, le travail de Koo Jeong A a fait l’objet d’un grand nombre d’expositions personnelles dans le monde entier. Y compris à la biennale de Venise de l’architecture, en 2014, dans le Pavillon Suisse (sous le commissariat de Hans Ulrich Obrist).