Pas assez suédois / Not Swedish enough

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Tue. 25 May 2021 — 20h

Opéra national de Lorraine

Wed. 26 May 2021 — 20h

Opéra national de Lorraine

Thu. 27 May 2021 — 20h

Opéra national de Lorraine

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Première le 25 mai 2020 à 20h à l'Opéra national de Lorraine (Nancy)

24 DANSEURS

Chorégraphie
Dominique Brun, Latifa Laâbissi, Volmir Cordeiro, Petter Jacobsson et Thomas Caley
Chorégraphie
Dominique Brun, Latifa Laâbissi, Volmir Cordeiro, Petter Jacobsson et Thomas Caley

Tue. 25 May 2021 — 20h

Wed. 26 May 2021 — 20h

Thu. 27 May 2021 — 20h

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Après Relâche en 2014, Petter Jacobsson et Thomas Caley ont décidé de se replonger, au cours d’une soirée unique, dans l’univers décalé des Ballets suédois – compagnie mythique qui avait ses quartiers parisiens au Théâtre des Champs-Elysées pendant les années folles – à l’occasion du centenaire de leur création. Dominique Brun, Latifa Laâbissi et Volmir Cordeiro ont été invités à s’emparer, avec eux, de ce riche répertoire pour l’acclimater à leurs propres préoccupations esthétiques.

Forts de leurs parcours, origines, générations et univers très différents, ils sauront, sans nul doute, nous faire (re)découvrir ce formidable passé dans une approche résolument contemporaine. Elle nous permettra de saisir l’audace de cette aventure artistique qui avait réussi, en son temps, à ré-enchanter son époque.

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Les chorégraphes

Dominique Brun

Danseuse, chorégraphe, pédagogue et notatrice en système Laban, Dominique Brun danse depuis les années 1980. Elle est cofondatrice du Quatuor Knust, collectif avec lequel elle travaille à la recréation de danses du répertoire historique à partir de partitions chorégraphiques (Doris Humphrey, Kurt Jooss, Steve Paxton, Yvonne Rainer et Vaslav Nijinski). 

Engagée dans une recherche au croisement de son intérêt pour l’histoire de la danse et de la création chorégraphique contemporaine, elle conçoit et réalise Le Faune – un film ou la fabrique de l’archive. Puis elle recrée pour le festival d’Avignon L’Après-midi d’un Faune dans le spectacle Faune(s) d’Olivier Dubois. Elle conçoit avec Latifa Laâbissi, une version lente de La danse de la sorcière de Mary Wigman. Pour le film Coco Chanel & Stravinsky de Jan Kounen, elle reconstitue en 2010 des extraits de la danse du Sacre du Printemps de Nijinski (1913), à partir d’archives de l’époque, puis chorégraphie successivement une création Sacre # 197 (2012), et une recréation historique Sacre # 2 (2014) qu’elle réunit dans un diptyque qui rassemble 30 danseurs contemporains. La création de Jeux, 3 études pour 7 petits paysages aveugles en 2017 conclut ce cycle consacré à l’œuvre de Vaslav Nijinski. 

Les travaux de Dominique Brun revendiquent à la fois un regard résolument contemporain sur les œuvres d’autrefois, mais aussi un interêt artistique privilégié pour les relations qui s’établissent entre la musique et la danse. En 2016, la rencontre avec l’orchestre Les Siècles sous la direction de François-Xavier Roth donne lieu au partage d’un même plateau, celui de la Philharmonie de Paris, autour d’un projet Hommage à Nijinski, qui tournera jusqu’en Chine. En 2019 elle chorégraphie Le Poids des Choses et Pierre et le Loup, une fable chorégraphique jeune et tout public inspiré du conte musical de Prokofiev, qui sera accompagné en live par ce même orchestre. En 2020 sera crée à la Philharmonie de Paris dans le cadre du festival d’automne  un programme de deux créations qui souhaite redonner une visibilité à l’œuvre de Bronislava Nijinska : Un Bolero, sur la musique de Ravel et Les Noces, sur la musique de Stravinsky.


Volmir Cordeiro

Titulaire d’un doctorat en danse à l’Université Paris VIII, Volmir Cordeiro (1987) a d’abord étudié le théâtre pour ensuite collaborer avec les chorégraphes brésiliens Alejandro Ahmed, Cristina Moura et Lia Rodrigues. 

Il intègre la formation « Essais » en 2011 au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers - direction Emmanuelle Huynh où il obtient un master en performance et création. En Europe, Il a participé aux pièces de Xavier Le Roy, Emmanuelle Huynh, Vera Mantero, Nadia Lauro & Zenna Parkins et Lâtifa Laabissi. Comme chorégraphe, il a créé un premier cycle de travail composé de trois solos : Ciel (2012, crée au CNDC d’Angers), Inês (2014, crée au Festival Actoral, à Marseille) et Rue (2015, créé au Musée du Louvre, en collaboration avec la FIAC). En février 2017, il créé à Brest une pièce pour quatre danseurs, L’œil la bouche et le reste. En parallèle à cette création, il propose une exposition vidéo du même titre autour des poétiques du visage dans l’histoire de la danse pour le Centre d’Art Passerelle en collaboration avec le 40ème anniversaire du Centre Pompidou. Il enseigne régulièrement dans des écoles de formation chorégraphique telles que le Master Exerce (ICI-CCN Montpellier, France), Master Drama (Kask, Gand, Belgique), PARTS à Bruxelles, à la Ménagerie de Verre et dans le cadre du festival Camping, au Centre National de la Danse, à Pantin. 

Il est l’auteur d’ « Ex-Corpo » ouvrage consacré aux figures de la marginalité en danse contemporaine et à la notion d’artiste-chercheur, réflexions en continuité de la thèse qu’il a soutenu à l’Université Paris 8 en novembre 2018. Volmir Cordeiro a crée en septembre 2019, une pièce pour six interprètes, Trottoir, présentée au Festival Actoral à Marseille et au Festival D’Automne à Paris. Volmir Cordeiro a été artiste associé à la Ménagerie de Verre en 2015, en 2018 il était associé aux Ateliers Médicis à Clichy-sous-bois, et entre 2017 et 2019 il est artiste associé au CND Centre national de la danse. Donna Volcan, sa compagnie, reçoit de la DRAC Île de France l’aide à la structuration depuis 2016.


Latifa Laâbissi

Mêlant les genres, réfléchissant et redéfinissant les formats, le travail de Latifa Laâbissi fait entrer sur scène un hors-champ multiple ; un paysage anthropologique où se découpent des histoires, des figures et des voix. 

La mise en jeu de la voix et du visage comme véhicule d’états et d’accents minoritaires devient indissociable de l’acte dansé dans Self portrait camouflage (2006), Histoire par celui qui la raconte (2008) et Loredreamsong (2010). Après Phasmes (2001), pièce hantée par les fantômes de Dore Hoyer, Valeska Gert et Mary Wigman, elle revient sur la danse allemande des années 1920 avec le diptyque Ecran somnambule et La part du rite (2012). Poursuivant sa réflexion autour de l’archive, elle imagine Autoarchive (2013), une forme performative portant sur les enjeux et les filiations de son propre travail. Dans Adieu et merci (2013), elle continue à creuser dans l’inconscient de la danse. Sa dernière création, Pourvu qu’on ait l’ivresse (2016), co-signée avec la scénographe Nadia Lauro, produit des visions, des paysages, des images où se côtoient l’excès, le monstrueux, le beau, l’aléatoire, le comique, l’effroi ... En 2016, une monographie sur l’ensemble de son travail est parue (co-édition les Laboratoires d’Aubervilliers et Les Presses du Réel). 

Latifa Laâbissi est artiste associée au Triangle – Scène conventionnée danse à Rennes et au CCN2 Centre chorégraphique national de Grenoble sous la direction de Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois.


Petter Jacobsson et Thomas Caley

Les chorégraphes et danseurs Petter Jacobsson et Thomas Caley ont commencé à collaborer ensemble dans les années 90. Ils ont créé des œuvres pour Martha@Mother, le Joyce Soho de New York et l’opéra Staden à l’Opéra royal de Stockholm, une commande pour la programmation de la Capitale culturelle de l’Europe 1998. Pour l’Opéra, ballet et orchestre royal de Stockholm, ils ont créé deux immenses Happenings, In nooks and crannies 2000 and 2001 (Coins et recoins 2000 et 2001). Ces projets occupaient des espaces de représentations non-traditionnels dans tout le théâtre.

En 2005, ils fondent leur propre compagnie qui donnera des œuvres telles que Nightlife, Untitled partner, Flux, No mans land - no lands man, The nearest nearness. Ils reçoivent un « Goldmask » en 2002 pour la comédie musicale Chess (Echecs) avec Björn Ulveus et Benny Andersson (ABBA).

Depuis 2011, Petter est chorégraphe et Directeur général, et Thomas chorégraphe et Coordinateur de recherche du Centre chorégraphique national – Ballet de Lorraine, à Nancy. Pour cette compagnie, ils ont créé : Untitled Partner #3, Performing Performing, Relâche, Armide, Discofoot, L’envers, Record of Ancient Things, Happening Birthday et For Four Walls.

Chaque année ils invitent un large éventail d’artistes français et internationaux à venir explorer et jouer avec les questions et thèmes qui définissent leur programmation.

La programmation de leur première saison en 2012 était intitulée La saison de La. Ils se sont demandés pourquoi on dit « le » ballet et « la » danse ? En réponse à cette question touchant au genre, ils n’ont présenté uniquement que des femmes chorégraphes issues de milieux différents. La saison Tête à tête à têtes était un dialogue axé sur la modernité et ses influences et connexions avec les artistes contemporains et les spectateurs. Live ! était une célébration de la nature éphémère des arts de la scène. Tout comme lors de leurs saisons précédentes, Folk + Danse = (R)évolution, Unknown Pleasures (Plaisirs inconnus), 50 ans ! et Fifty Plus, tous ces artistes continuent de contester, de célébrer et de remettre en question le sujet de la saison, y compris celui de notre nouvelle saison 19/20, Useless Beauty (Inutile beauté). Afin d’assurer un usage vivant et changeant de leur art, ils ont également travaillé avec le Musée d’art moderne de Paris, ainsi que le Centre Pompidou-Metz et le Centre Pompidou de Paris. Ils organisent aussi les LAB BLA BAL, une série de discussions et rencontres informelles autour de la danse.

Né à Stockholm, Petter Jacobsson commence la danse dès l’âge de trois ans et poursuit ses études à l’École du Ballet royal de Suède, la School of American Ballet avec Stanley Williams et obtient en 1982 son diplôme à l’Académie de ballet Vaganova à Saint-Petersbourg. Danseur Etoile au Sadler’s Wells Royal Ballet à Londres de 1984 à 1993, il voyage à travers le monde aussi bien en dansant les grands rôles classiques, qu’en se produisant en tant qu’artiste invité avec de nombreuses compagnies internationales.En 1993, il s’installe à New York où il commence une carrière de danseur indépendant en travaillant avec la Twyla Tharp Dance Company, le Merce Cunningham Repertory Group, Irene Hultman Dance, et plus tard avec Deborah Hay. En 1999, Petter est nommé Directeur artistique du Ballet royal de Stockholm.

Thomas Caley commence son apprentissage de la danse à l’Interlochen Arts Academy du Michigan. Il poursuit son éducation et obtient son BFA au Purchase College, dans l’Etat de New York, en 1992. Après l’obtention de son diplôme universitaire, il passe une année à expérimenter et à danser dans de nombreux projets new-yorkais indépendants. De 1993 à 2000, il est membre de la Merce Cunningham Dance Company avec qui il tourne dans le monde entier et participe à la création de douze nouvelles pièces. En 2000, il s'installe à Stockholm pour poursuivre sa collaboration avec Petter Jacobsson, et début une carrière de danseur freelance en Europe. En France, il travaille notamment avec Boris Charmatz sur 50 ans de danse et Flip book.